Gérer une crise d’enfant : les conseils d’une thérapeute en sophro-analyse

  • 0 comments
Gérer une crise d'enfant - Blog du Carnet d'Adresses des Parents
Vous rentrez du travail, fatigué(e). Votre enfant a lui aussi sa journée dans les pattes…Vous lui demandez quelque chose et là, pouf, c’est le drame ! Votre enfant ne veut pas. Il explose, se met à pleurer, à hurler et se roule par terre… Au secours!! Vous commencez déjà à sentir l’agacement monter en vous et tout ça va finir par des cris également de votre côté pour vous faire entendre… Alors, comment faire pour gérer au mieux cette crise? Comment éviter qu’elle ne se reproduise régulièrement? Comment ne pas s’énerver sur votre enfant? Retrouvez ci-dessous les conseils d’Emmeline Vaissier, thérapeute en sophro-analyse des mémoires prénatales, de la naissance et de l’enfance, à Bordeaux.

Commencez par vous-même

Il est primordial que nos propres besoins soient respectés. En effet, si vous ne vous faites pas passer en premier, que vous ne gérez pas votre stress, votre fatigue ou vos blocages émotionnels, cela s’avérera beaucoup plus difficile d’être à l’écoute de votre enfant, de garder votre calme en cas de crise. Donc écoutez-vous! Faites ce dont vous vous sentez capable et ce dont vous avez envie ! De plus, vous montrerez le bon exemple à votre enfant et il apprendra par mimétisme à respecter et verbaliser ses propres besoins.
Au moment où la crise survient, pensez donc à vous en premier, afin de vous maîtriser vous-même. Eh oui! vous remarquerez que beaucoup de choses viennent en premier lieu de vous.
Alors avant d’agir, ni même d’intervenir auprès de votre enfant, RESPIREZ. Ca parait tout bête, mais ça marche réellement! Prenez 2 ou 3 grandes respirations en gonflant bien le ventre lors de l’inspiration et expirez par la bouche en mettant une certaine pression et en visualisant que votre fatigue, énervement, colère… s’en vont par le biais de votre souffle. Cela va  réoxygéner votre cerveau, ce qui va avoir un effet direct sur vos émotions, et cela va également vous calmer et vous permettre de prendre les choses avec plus de distance.

Verbalisez ce qui se passe en vous

Si malgré cela, vous sentez que vous n’allez pas vous maîtriser, expliquez-le à votre enfant, par exemple : « Quand je te vois faire ça, je me sens totalement dépassé(e) et impuissant(e). Du coup, je sens que je m’énerve, je perds le contrôle. Je ne sais pas comment faire ».
Automatiquement en faisant cela, vous relâchez la pression! et vous aurez donc une meilleure façon de réagir.

Invitez l’enfant à mettre des mots sur l’émotion exprimée par cette crise : accompagnez-le

Plus vous allez être empathique avec votre enfant et rester calme, plus la verbalisation de son mal-être (crise), va être courte.
Quand votre enfant a ce comportement, sachez qu’il ne le fait pas exprès pour vous embêter. C’est une réaction normale qui est plutôt bon signe, car son émotion s’exprime et sort… Il ressent une émotion et ne sait absolument pas comment la gérer, il ne sait même pas ce que c’est en fin de compte. L’enfant vit dans l’instant présent et donc quand une frustration, une colère survient il en est totalement envahi. Et à ce moment là, il a réellement besoin de vous pour le guider en lui disant que cela va passer, que c’est normal …
« Je sais que tu voulais continuer à jouer, je comprends que tu sois fâché, et tu as le droit d’être en colère. Vas-y, pleure un bon coup, et cela ira mieux après, je suis là quand tu seras calmé si tu veux un câlin et nous passerons à table. »
Il faut bien rajouter à la fin que vous ne céderez pas car c’est vous qui décidez! Et tenez bon! On peut parfois se culpabiliser et avoir envie de céder. Un enfant est rassuré quand il a des limites! Et il a confiance en lui en se sachant accueilli dans ses émotions et en se sentant aimé tel qu’il est.

Petites astuces pour éviter certaines crises

Il peut être utile de toujours préparer et prévenir l’enfant qu’une activité touche à sa fin pour passer à la suivante. Par exemple : « On va passer à table dans 5 minutes, donc il est temps que tes personnages se disent au revoir ». Puis : « On va passer à table dans 2min, il est temps de ranger tes jouets », et enfin : « Nous allons passer à table maintenant ». Cela est valable pour toutes les activités.

Pour aller plus loin, je vous invite également à faire une petite introspection, si après la crise vous culpabilisez, et que celle-ci s’est terminée en rapport de force avec cris/punitions/fessées… Posez-vous quelques questions :

  • A quel moment avez-vous senti que vous perdiez le contrôle ?
  • Quelle émotion votre enfant a-t-il généré chez vous ?
  • Ya t’il eu un élément déclencheur qui a fait monter cette émotion ?
  • Qu’avez-vous pensé au moment où vous l’avez vu faire telle action ?
  • Comment auriez-vous préféré réagir ?
Par ailleurs, nous avons inconsciemment tendance à reproduire ce que nos parents ont fait avec nous. Et lorsque nous n’avons pas eu de bons exemples, sachez qu’il est très difficile de faire différemment. Vous pouvez également vous demander :
  • Comment vos parents faisaient-ils avec vous ? Comment réagissaient-ils à vos propres crises ?
  • Quelle image votre enfant vous donne-t-il en faisant cela ? Celle-ci n’est elle pas en opposition avec ce que vos parents attendaient de vous?
Soyez indulgent avec vous-même… Vous ferez mieux la prochaine fois!

 

Vous souhaitez plus de conseils ? N’hésitez pas à contacter Emmeline Vaissier, thérapeute en sophro-analyse et membre du Carnet d’Adresses des Parents !

Share Social